Passées

« AU COEUR DU GLACIER : LA GLACIOSPELEOLOGIE »

     

Face au Cervin , dans un cadre grandiose, formé par une couronne de prestigieux sommets dépassant 4000 mètres d’altitude, le glacier du Gorner ne finira sans doute jamais de nous étonner. Ce magnifique appareil glaciaire représente un contexte idéal et très complet pour partir à la découverte d’espaces inconnus, non loin de chez soi. Depuis plus de trente ans, l’hydrogéologue Gérald Favre, avec son épouse Rosemarie et son équipe de spéléologues, ont mené en ces lieux de nombreuses recherches. Le but, aujourd’hui, est de poursuivre ces explorations et de les faire partager avec les non initiés, en suivant le chemin de l’eau,  non seulement à la surface du glacier mais aussi dans ses profondeurs. Moraines, crevasses, lacs superficiels,  bédières, canyons, moulins et gouffres noyés sont autant d’environnements variés rencontrés dans cette quête de l’inconnu. En évoluant dans ce milieu naturel paradoxale , constitué d’une eau translucide et azurée, nous avons l’impression parfois de parcourir les différentes galeries d’un musée d’Art moderne…

En complément, et face à vous lorsque vous pénétrez dans notre salle des expositions temporaires, vous pourrez également admirer de superbes photographies d’ambiance de cet étrange milieu subglaciaire réalisées par le photographe André Pahud et son épouse Monique.

Et, pour une touche d’ «exotisme », nous migrerons en Islande, à la découverte des extravagants  paysages liés à la géothermie sous glaciaire et ses multiples facettes.Un record du monde sous la glace, que notre équipe a réalisé après de nombreuses expéditions au pays des sagas boréales…

C’est une véritable RADIOGRAPHIE  des célèbres glaciers alpins et islandais que nous proposons, vécue au travers de nos propres expériences.

     

Une exposition photographique et vidéographique inédite du Musée Suisse de la spéléologie, à la fois « scientifique, artistique et humaine ».

Une « face cachée du Valais et du monde souterrain ».  

A découvrir ! 

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LA HAUTE ROUTE DE L’EAU !

Cette exposition présente un parcours original de l’eau dans nos montagnes au travers des explorations que nous avons menées sur et sous les glaciers, et des tournages que nous avons effectués dans le cadre des deux plus importants aménagements hydro-électriques des Alpes valaisannes.

Une découverte d’un environnement très particulier qui est à la base de notre potentiel énergétique et … de notre confort.

 Cleuson-Dixence

« L’ingéniosité humaine »

En réalisant le profit qu’il pouvait tirer d’une « haute route de l’eau », l’homme a construit au milieu du XXème siècle le plus haut barrage en béton du monde :  La Grande-Dixence. Aujourd’hui, à l’aube du XXI ème siècle, une nouvelle galerie de grande dimension et une usine entièrement souterraine ont été réalisées afin d’augmenter la capacité de cette installation hydro-électrique, et ceci sans captages d’eau supplémentaires.

«   Des tunnels pour notre confort  »
CLEUSON – DIXENCE  (1993 – 2010)

Exposition temporaire du 1er mai 2010 au 30 Juin 2013

Le Musée suisse de la Spéléologie offre l’opportunité de jouir d’une vue particulièrement favorable et instructive sur l’ouvrage hydro-électrique souterrain exceptionnel de Cleuson-Dixence.

Du sommet de la Dent de Nendaz, jusqu’à la plaine du Rhône, presque tous les éléments extérieurs de ce chantier hors du commun peuvent être identifiés à l’oeil nu ou à l’aide d’un binoculaire approprié.
Des explications sur l’ensemble de l’ouvrage et sur ses différents chantiers et fenêtres d’accès sont données, afin que le visiteur puisse les identifier et les situer dans l’environnement naturel.
A l’intérieur du musée, dans la salle dédiée à nos expositions temporaires, le visiteur retrouve les emplacements précédemment observés sur le terrain, sous forme de schémas, de photos et de films récemment réalisés.
Au travers de plusieurs petits « clips » vidéo, il peut, à sa guise, visionner les diverses séquences qui correspondent à des actions particulières qui se sont déroulées tout au long de ce « chantier du siècle ». Il peut ainsi participer à la vie de ces « gens de l’ombre » qui oeuvrent pour notre confort.
Par cette présentation, nous désirons attirer l’attention du public sur le fait que le monde souterrain n’est pas uniquement constitué par des cavités naturelles, mais également par des « vides » artificiels, destiné à améliorer notre quotidien.
Et, dans ce domaine, le canton du Valais est champion en la matière !

Cleuson-Dixence en quelques mots :

Une galerie et un puits blindé souterrains de 20 km de longueur pour une dénivellation de 1880 m, qui relie le barrage de la Grande Dixence à la plaine du Rhône en Valais.
Une usine (Bieudron) qui délivre une puissance comparable à celle d’une centrale nucléaire (1200 MW) , disponible instantanément pour fournir dans les périodes de forte demande une énergie propre et renouvelable.
Une technologie de pointe, avec par exemple, les plus puissantes turbines Pelton du monde, dont une seule d’entre elles est capables d’alimenter une ville comme Genève.
Au total, un chantier qui a duré plus de 10 ans, avec des équipes qui travaillaient 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.

Emosson :  Glacier d’Argentière

« L’ultime frontière »

A cheval sur la frontière franco-suisse, l’imposant aménagement hydro-électrique d’EMOSSON présente une particularité unique au monde.

Dans sa quête de l’élément liquide, l’homme a cherché à capter l’eau en altitude, directement sous les glaciers et avant même leur source, afin de l’acheminer sans pompage, par écoulement libre, dans le lac d’accumulation. C’est ainsi que, dans la vallée de Chamonix, sous le célèbre glacier d’Argentière, un important  réseau de galeries et de puits a été foré dans la roche granitique pour récolter les torrents sous-glaciaires.

Dans un monde étrange entre roc et glace, spécialistes et ouvriers s’activent sans cesse pour tirer le  meilleur profit de cette manne naturelle.

Les glaciologues étudient le comportement de « l’eau solide » et ses conséquences sur les écoulements de « l’eau liquide », tandis que les techniciens s’acharnent à conserver ouverts les différents puits de captage, synonymes de kilowatts-heures supplémentaires.

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ALICE AU PAYS DU KARST MERVEILLEUX :

     

« Les dragons et les gnomes, ça n’existe pas »,  décide Alice.

La petite curieuse va très vite s’apercevoir qu’il y a

des choses encore bien plus étranges et spectaculaires au fond

des grottes … et surtout au-delà des grottes.

Après l’exposition sur les chauves-souris en 2009, le Musée invite une nouvelle fois son public à explorer le monde de la nuit.

Fil rouge de la visite ? La bande dessinée du nom de l’exposition.

Avec Alice, petite fille curieuse qui s’aventure sous terre, le visiteur découvre le monde fascinant des grottes au travers d’une série de posters richement illustrés tout en faisant de surprenantes rencontres avec la faune imaginaire ou réelle qui vit sous nos pieds : un dragon cracheur de fumée, comme dans la mythologie, des chauves-souris qui « voient » avec leur sonar, d’étranges salamandres « aveugles », un minuscule crustacé qui vit dans le sous-sol de nos régions depuis 20 millions d’années. L’exposition « Alice au pays du karst merveilleux » permet aux petits et grands de prendre conscience de l’importance et de la fragilité du monde souterrain.

Elle est complétée par un élégant et ludique « jeu de billes géant » en trois dimensions, qui permet de bien visualiser l’écoulement de l’eau au travers d’une montagne calcaire, et par un film, accessible aux plus jeunes, qui emmène le spectateur à la découverte d’une grotte jurassienne (prix du meilleur film pédagogique au festival de La Chapelle-en-Vercors).

Pourquoi cette exposition aujourd’hui?

A l’échelon mondial, la protection de la biodiversité dans le domaine souterrain et en particulier dans les eaux souterraines, devient un objectif reconnu.

Cette préoccupation figure d’ailleurs dans la nouvelle loi fédérale sur les eaux.

Ce domaine vital est toutefois mal connu du grand public.

Avec l’exposition « Alice au pays du karst merveilleux », le Musée de la spéléologie aborde donc un sujet rarement traité.

L’originalité de l’exposition : une approche qui englobe l’ensemble du massif calcaire sans se limiter aux seules grottes

Avec cette exposition, le Musée de la spéléologie souhaite présenter l’étude des animaux souterrains à l’échelle des massifs karstiques (calcaire fissuré) et pas uniquement dans les grottes.

Cette approche permet notamment d’évoquer l’importance d’une protection durable des minuscules crustacés qui ne vivent et ne survivent que dans l’eau accumulée dans les microfissures des montagnes calcaires.

Pourquoi une bande dessinée ?

Le sujet abordé peut être assez ardu : la plupart des animaux sont difficiles à voir et les humains ont un accès très limité à leur habitat.

Comme l’héroïne de la BD, le visiteur est invité à changer de taille, ce qui lui permet de se glisser dans les fissures les plus étroites des systèmes karstiques et de rencontrer les animaux les plus minuscules…

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A  LA DECOUVERTE  DU  7ème  CONTINENT

     

Si l’on entend souvent parler de la  SPELEOLOGIE  au travers de spectaculaires sauvetages en grottes, il faut aussi fournir l’occasion au grand public de s’informer de tous les aspects POSITIFS  de ce

« SPORT AU SERVICE DE LA SCIENCE ».

Depuis 30 ans, nous parcourons la planète à la recherche de phénomènes naturels insolites liés au monde souterrain. Ces espaces encore méconnus nous ont toujours fascinés. Par le biais du film et de la photographie, nous avons voulu en faire profiter chacun.  C’est pour cette raison que nous avons produit plus de 30 films et réalisé 15 émissions « Ushuaia » (TF1) complètes. Dans la même optique, nous avons mis sur pied cette exposition inédite dans laquelle le visiteur est invité à DECOUVRIR et à  ADMIRER  les résultats de nos recherches.

L’exposition est constituée de :

Un élément d’ « accroche » sous la forme d’un  mannequin de plongeur en siphon  entièrement équipé de son matériel spécifique et chevauchant un impressionnant propulseur qui a servi à explorer la plus longue galerie noyée du monde.

Une  exposition de photographies,   pour la plupart inédites, fait découvrir les nombreux aspects réellement fantastiques de la spéléologie, car l’exploration des espaces intraterrestres ne s’arrête pas aux seules montagnes calcaires, mais touche également les glaciers, les volcans et bien d’autres environnements fascinants.

Les posters avec légendes sont présentés sur d’élégantes grilles chromées qui n’envahissent pas l’espace à disposition.

- « Féérie du monde des cavernes »

- « Les plus grosses rivières souterraines du monde »

- « L’intérieur de nos glaciers »

- « Entre feu et glace »

- « Sous les volcans »

- « Cristallisation des Ténèbres »

- « Plongée sous le désert »

- « Le plus long siphon du monde »

- « Le plus grand lac souterrain »

- « Un sport extrêmement complet »   et

UNE EQUIPE FORMIDABLE …

Cette partie de l’exposition est  très colorée et lumineuse. Sa force réside dans  l’originalité  et  la  beauté   des documents présentés. Pour l’aspect éducatif et pour le plaisir des yeux, nous avons aussi disposé dans  cinq présentoirs à plateaux mobiles  spécialement conçus,  les principaux minéraux qu’il est possible d’admirer sous terre.

Des panneaux explicatifs clairs complètent la présentation, ainsi qu’un grand poster (2 x 5 m.) avec un montage photographique très coloré (60 sujets interpénétrés).

Un  montage vidéo  tournant en boucle  vient agrémenter la présentation.

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Le Valais et l’eau

Le Calcaire et l’eau

Le Retour du Gypaète