Temporaires

Actuellement au musée : LA HAUTE ROUTE DE L’EAU !

Cette exposition présente un parcours original de l’eau dans nos montagnes au travers des explorations que nous avons menées sur et sous les glaciers, et des tournages que nous avons effectués dans le cadre des deux plus importants aménagements hydro-électriques des Alpes valaisannes.

Une découverte d’un environnement très particulier qui est à la base de notre potentiel énergétique et … de notre confort.

 Cleuson-Dixence

« L’ingéniosité humaine »

En réalisant le profit qu’il pouvait tirer d’une « haute route de l’eau », l’homme a construit au milieu du XXème siècle le plus haut barrage en béton du monde :  La Grande-Dixence.Aujourd’hui, à l’aube du XXI ème siècle, une nouvelle galerie de grande dimension et une usine entièrement souterraine ont été réalisées afin d’augmenter la capacité de cette installation hydro-électrique, et ceci sans captages d’eau supplémentaires.

«   Des tunnels pour notre confort  »
CLEUSON – DIXENCE  (1993 – 2010)

Exposition temporaire du 1er mai 2010 au 30 Juin 2013

Le Musée suisse de la Spéléologie offre l’opportunité de jouir d’une vue particulièrement favorable et instructive sur l’ouvrage hydro-électrique souterrain exceptionnel de Cleuson-Dixence.

Du sommet de la Dent de Nendaz, jusqu’à la plaine du Rhône, presque tous les éléments extérieurs de ce chantier hors du commun peuvent être identifiés à l’oeil nu ou à l’aide d’un binoculaire approprié.
Des explications sur l’ensemble de l’ouvrage et sur ses différents chantiers et fenêtres d’accès sont données, afin que le visiteur puisse les identifier et les situer dans l’environnement naturel.
A l’intérieur du musée, dans la salle dédiée à nos expositions temporaires, le visiteur retrouve les emplacements précédemment observés sur le terrain, sous forme de schémas, de photos et de films récemment réalisés.
Au travers de plusieurs petits « clips » vidéo, il peut, à sa guise, visionner les diverses séquences qui correspondent à des actions particulières qui se sont déroulées tout au long de ce « chantier du siècle ». Il peut ainsi participer à la vie de ces  » gens de l’ombre » qui oeuvrent pour notre confort.
Par cette présentation, nous désirons attirer l’attention du public sur le fait que le monde souterrain n’est pas uniquement constitué par des cavités naturelles, mais également par des  » vides » artificiels, destiné à améliorer notre quotidien.
Et, dans ce domaine, le canton du Valais est champion en la matière !

Cleuson-Dixence en quelques mots :

Une galerie et un puits blindé souterrains de 20 km de longueur pour une dénivellation de 1880 m, qui relie le barrage de la grande Dixence à la plaine du Rhône en Valais.
Une usine (Bieudron) qui délivre une puissance comparable à celle d’une centrale nucléaire (1200 MW) , disponible instantanément pour fournir dans les périodes de forte demande une énergie propre et renouvelable.
Une technologie de pointe, avec par exemple, les plus puissantes turbines Pelton du monde, dont une seule d’entre elles est capables d’alimenter une ville comme Genève.
Au total, un chantier qui a duré plus de 10 ans, avec des équipes qui travaillaient 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.

Emosson :  Glacier d’Argentière

« L’ultime frontière »

A cheval sur la frontière franco-suisse, l’imposant aménagement hydro-électrique d’EMOSSON présente une particularité unique au monde.

Dans sa quête de l’élément liquide, l’homme a cherché à capter l’eau en altitude, directement sous les glaciers et avant même leur source, afin de l’acheminer sans pompage, par écoulement libre, dans le lac d’accumulation.C’est ainsi que, dans la vallée de Chamonix, sous le célèbre glacier d’Argentière, un important  réseau de galeries et de puits a été foré dans la roche granitique pour récolter les torrents sous-glaciaires.

Dans un monde étrange entre roc et glace, spécialistes et ouvriers s’activent sans cesse pour tirer le  meilleur profit de cette manne naturelle.

Les glaciologues étudient le comportement de « l’eau solide » et ses conséquences sur les écoulements de « l’eau liquide », tandis que les techniciens s’acharnent à conserver ouverts les différents puits de captage, synonymes de kilowatts-heures supplémentaires.